Les herbes folles

Les nouvelles aventures de Lapinot par Lewis Trondheim

En ce début d’année est sorti le 2ème tome de la nouvelle série Lapinot de Lewis Trondheim éditée chez L’association. Nouvelle série car la précédente avait une fin et était chez un autre éditeur. Bien que la numérotation recommence à 1, les 2 séries se suivent (à quelques détails près).

couverture Lapinot

Un défi un peu fou

Lewis Trondheim est un auteur que j’adore. Dans un article précédent, j’ai déjà parlé d’une autre de ces œuvres, Ralph Azham. Lewis Trondheim est un auteur prolifique, il travaille tout le temps, dessine tout le temps, écrit des scénarios tout le temps. En plus de ça, pour « s’amuser », il se lance des défis. Pour ce tome de Lapinot, il a donc décidé de dessiner et de mettre en couleur une page par jour sur un carnet qu’il avait toujours sur lui. On se retrouve donc avec une BD surprenante de 365 pages.

Surprenante à plusieurs égards. Tout d’abord, le format : le livre est petit et épais. Les dimensions sont peu communes 15 cm par 10 cm. Le contenu est également peu habituel, une case par page et sans dialogue. Faire une BD sans dialogue et aussi longue est une sacrée prise de risque si l’on souhaite raconter une histoire un peu évoluée.

Dans ce tome, Lapinot se retrouve pris au piège par une végétation très envahissante. Il va évoluer dans une ville dévastée, qui semblerait issue d’un univers parallèle. Avec l’aide de Richard, il va donc essayer de tirer ce mystère au clair.

Est-ce que l’auteur a réussi son pari ?

Oui, le livre est une totale réussite. L’histoire est bonne, tient la route et la longueur. Je ne sais pas si Trondheim savait dans quelle direction il partait, où s’il improvisait. En tout cas, tout se tient, l’absence de dialogue n’empêche ni la compréhension de l’intrigue ni de véhiculer des émotions. Bien sûr, il manque quand même les élucubrations de Richard que j’adore. La case unique par page permet d’avoir des planches riches et magnifiques. L’urbanisme et la végétation se mélangent bien ensemble et donnent un petit côté Miyazaki.

Ce tome a la particularité d’être un bel objet, et se démarque ainsi des autres tomes de Lapinot qui sont des bandes dessinées plus traditionnelles. La lecture est un peu différente, pas de dialogue, donc le lecteur passera plus de temps à admirer les dessins. Vous l’aurez compris, j’ai complètement adhérer à ce nouveau Lapinot que je conseille à tout le monde.

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